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Louis Maulini, un bâtisseur au volant

C’ est avec le même soin du détail, la même passion de la « belle ouvrage » et la même détermination à faire au mieux, que Louis Maulini s’est construit, depuis l’orée des années 70, un solide palmarès dans la course automobile, principalement en monoplace. Toutefois, on le voit apparaître au célèbre « Rallye de Genève » en 1971 avec son frère Michel au volant d’une Lancia HF aux couleurs de «l’Ecurie de la Meute» dont il est l’un des piliers, l’ayant présidée de 1987 à 1991. Nous ne serions pas complets si nous ne mentionnions pas sa fameuse CHEVRON 2L avec laquelle il remporta le championnat interne de la Meute en 1976. C’est à partir de là que Louis passa à la monoplace et plus particulièrement en Formule 3 avec un modèle de 1974 qui, malgré une remise au goût du jour pendant l’hiver, s’avéra très peu compétitive. C’est l’acquisition d’un modèle plus récent qui lui permis de commencer à s’affirmer. Le parcours sportif de Louis Maulini, qui est un pilote amateur, en plus d’avoir été un chef d’entreprise important de son secteur est, faut-il le souligner, remarquable : Vice-Champion suisse F3 à deux reprises et une fois 3e Une mention spéciale pour le championnat de 1980 qui n’échappa à Louis Maulini que d’un cheveu alors qu’il pilotait une très efficace MARCH 803 malheureusement détruite lors de la dernière course à Hemberg. C’est le lieu de rappeler l’extrême exigence du championnat suisse et cette croyance totalement illusoire que les courses « seul face au chrono» sont moins dangereuses que celles en circuit. Sans oublier de dire, haut et fort, que les circuits sont autant de moyens d’écoles de pilotage, toujours utiles à la sécurité routière en général !
Parenthèse refermée.

2021 : Louis Maulini à bord de sa monoplace 100% genevoise, issue de Filipinetti et qui a
couru en 1962 à Monza

Il est l’illustration de ce que les anglais aiment à définir comme un « gentleman–racer ».

Nous nous devons également de relater ses tentatives de participation au GP de Monaco F3 qui lui échappèrent pour peu de chose lors des essais. En revanche, cette expérience lui a donné l’occasion de se mesurer à l’élite mondiale de la discipline. Elle a certainement été riche d’enseignements pour la suite de sa carrière. Il a mis un terme à sa participation aux divers Championnats en raison d’une réglementation toujours plus tatillonne et évoluant chaque année. Par contre, il participe très volontiers à des courses réservées aux voitures historiques, toujours accompagné, comme dans les années 70, par son épouse.


Moteur Cossworth pre cross-flow de 1100 cm³ à 3 paliers

LOUIS MAULIN

ffet, c’est à partir de la fin des années 80 qu’il s’intéresse aux voitures historiques et achète une épave de Lotus Elan qui lui permettra de gagner le Swiss Historic Trophy en 1990. Le véhicule qui nous intéresse aujourd’hui est une Cooper T59 BMC ayant été partiellement détruite sur le circuit de Vetraz-Monthoux (à côté de Genève) par un pilote Genevois, Willy Schiess, et retrouvée dans le Chablais. Cette monoplace, qu’il a été en mesure de racheter en 2018, a été acquise par Georges Filipinetti, patron de la célébrissime écurie éponyme en 1962 alors qu’il présidait la FSEA (Fédération Suisse des Ecuries Automobiles) pour la mettre à disposition de la fédération. En même temps une « équipe nationale suisse » était constituée afin de soutenir les pilotes de haut niveau. Le regretté Jo Siffert, recommandé par la Meute pour l’occasion, en faisait bien entendu partie. Cette Cooper, que Louis Maulini, a entièrement restaurée et remise dans sa configuration d’origine sauf pour le moteur, un Ford-Cosworth 1100 cc de la même époque a remplacé le BMC, est donc une monoplace importante pour l’histoire tant de son propriétaire que du sport automobile suisse. Précisons en outre que cette machine à été reconstruite dans le garage de Louis avec l’aide d’artisans locaux. Ce qui frappe particulièrement lorsqu’on approche Louis Maulini c’est d’une part son sourire toujours au coin des lèvres et d’autre part son humilité.vIl est l’illustration de ce que les anglais aiment à définir comme un « gentleman-racer». Il ne fait guère de doute qu’il aurait pu aller un peu plus loin dans ce sport. Il a préféré que cela reste son hobby, sa carrière professionnelle étant dédiée à l’entreprise familiale qui compte parmi les meilleures de sa spécialité et dont le récent chantier de rénovation du conservatoire de musique de Genève est certainement un fleuron en même temps qu’une prouesse technique hors norme. Sa pratique du sport automobile est à l’image du professionnel de la construction : très réfléchie, appuyée sur une équipe de personnes dévouées et particulièrement attentives aux détails puisque, c’est connu, le diable aime à s’y cacher. Décidément, Louis Maulini est un bâtisseur qui s’est construit une fort belle histoire sportive personnelle. Legends Magazine le remercie pour son accueil, sa disponibilité et l’accès à ses voitures historiques.

Texte : PATRICK DIMIER
Images : LOUIS MAULINI

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And that is how it all started…

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